Le sceau conventuel abbatial

Le sceau conventuel abbatial

Un sceau utilisé au Moyen Âge était une sorte de cachet permettant de garantir l’authenticité véritable et absolue d’une lettre sans que quiconque ne puisse en lire son contenu jusqu’à sa remise en mains propres à son destinataire final.

Sa fermeture était réputée inviolable et garantie par une empreinte faite à la cire ou au plomb qui était brisée par le destinataire final.

L’empreinte du sceau était en outre une preuve absolue de l’identité de l’expéditeur, ce qui assurait le destinataire de l’authenticité de la lettre qui lui était adressée (notre recommandé contemporain).

Cette copie d’empreinte en plâtre émaillé vert (diamètre 47mm) provient des archives de l’Etat de Louvain-La-Neuve (service Sigillographie-Sphragistique) et a été offerte à notre association. Ne paraissent subsister comme exemplaires de ce sceau que 2 fragments originaux appendus à des chartes de 1351 de l’abbaye d’Aywières (Abbaye de Maredsous) et de 1444 de l’abbaye d’Herkenrode (Archives de l’Etat à Hasselt).

Ce sceau existe dans sa description reprise ci-après, selon les historiens, depuis la deuxième moitié du 13ième siècle ou du 14ième siècle et aurait encore été utilisé au 15ième siècle.

Le sceau orbiculaire et uniface nous présente trois ogives juxtaposées reposant chacune sur quatre piliers ornés de roses. Sous l’ogive centrale, la Vierge Marie, couronnée et drapée dans un manteau, se tient debout en tenant l’Enfant Jésus du bras gauche. L’Enfant regarde sa mère tandis que cette dernière regarde droit devant elle. De part et d’autre de la Vierge, sous chacune des deux autres ogives, un ange agenouillé sur un tapis de roses est tourné vers la Vierge et agite un encensoir.

Les anges messagers symbolisent le lien intermédiaire entre Dieu et les hommes ; les encensoirs, les prières des hommes montant vers le Divin et les roses blanches, l’amour maternel, inconditionnel, la pureté, la virginité et la douceur de la Vierge.

Est écrit en caractères onciaux en latin : « S . CONVENTUS . BTE . MARIE DE VILLARI . IN . BREBANTIA » (Sanctus Conventus Beatae Marie de Villari in Brabantia), ce qui peut se traduire par « Sainte Communauté de la Bienheureuse Marie de Villers en Brabant ».

En ce qui concerne le nom officiel de l’abbaye, celui-ci a évolué et changé depuis 1146 à nos jours tant pour des raisons propres aux moines cisterciens que pour des raisons géopolitiques ; ainsi, les appellations suivantes ont pu être retrouvées : En 1153 : Abbatia Villariensis ; En 1205 : Conventus Villari in Brabantia ; En 1214 : Abbas Vilariensis ; En 1522 : Monasterium Beate Marie de Vilari in Brabantia. De nombreux historiens, archivistes et communautés en donnent un nom « officiel » plus intemporel : « L’Abbaye de Villers en Brabant » (Abbatia de Villari in Brabantia).

Sigillographiquement

L’abbaye de Villers en Brabant 2046 – asbl info@avb2046.be www.avb2046.be

SOURCES

  • Despy, Inventaire des archives de l’abbaye de Villers, t.i., Bruxelles, Archives générales du Royaume, 1959
  • Tourneur ; Revue Belge de Numismatique et de Sigillographie, LXXIV, 237-239, 1922, (« eerste helft 15de eeuw »).
  • Delaissé, ARCCIS – CERCCIS, Abbaye Notre-Dame de Citeaux
  • Archives de l’Etat, Louvain-la-Neuve, arch.be
  • Brouette, Abbaye de Villers, à Tilly, in Monasticon belge, IV : Province de Brabant, 2, Luik, 1968, P. 356
  • Burette, Abbaye de Villers

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